La communauté d’agglomération est actuellement en train d’élaborer son schéma de cohérence territorial (SCOT). Il s’agit d’un document majeur qui va dessiner le visage de son territoire à un horizon d’environ 20 ans. Les 22 communes de l’AgglO sont face à un enjeu d’importance puisque le SCOT s’imposera aux Plans locaux d’urbanisme (PLU). L’une des questions épineuses à traiter est celle du contournement routier de notre agglomération.
Que ce soit à l’intérieur ou au-delà de ses limites, les élus des mand
atures précédentes n’ont pas jugé souhaitable d’organiser les circulations périphériques. On peut le regretter puisqu’ aujourd’hui Orléans est l’une des seules grandes villes de France à ne pas posséder ce type d’infrastructure. En conséquence, de nombreux véhicules en transit viennent embouteiller et polluer, notamment via la RN 20, l’hyper centre de notre agglomération. Cet état de fait est d’autant plus préjudiciable que le diagnostic du récent Plan de Protection de l’Atmosphère réalisé sous l’égide de la DRIRE estimait qu’Orléans était une ville préservée des pollutions industrielles mais que le problème majeur était constitué par la présence de très nombreux véhicules sur les axes du centre d’agglomération.
Il est maintenant très difficile, voire impossible, dans un tissu urbain de plus en plus dense de trouver les espaces nécessaires à la réalisation de ces voies. Cela est particulièrement probant au nord est. Les passages qui pouvaient alors être envisagés tels « Les Armenaux » ou « Saint-Loup » ne peuvent plus être retenus pour cause de constructions récentes. Aucune des villes du nord-est, que ce soient Saint-Jean-de-Braye, Chécy, ou Combleux n’envisagent aujourd’hui de gaîté de cœur la réalisation, dans le peu d’espace restant, d’un pont et surtout de la voierie conduisant à celui-ci. Il est vrai que le pont de l’Europe avec ses accès inexistants à valeur de contre exemple. L’imprévoyance des majorités communautaires précédentes aboutit aujourd’hui à cette situation ahurissante où quasiment toutes les parties en présence estiment que d’ici une vingtaine d’années un nouveau pont sera nécessaire mais que, faute d’anticipation, les corridors possibles ne répondent qu’imparfaitement à la problématique ou sont très contraignants pour les villes traversées. Enfin, les amoureux de la Loire, magnifique à cet endroit, peuvent regretter qu’un pont dénature les lieux. Eternelle querelle entre les tenants de la modernité et ceux du respect de la nature. Gageons que le pont George V eut, en son temps, ses détracteurs.
Question de temps ! Question de patience !
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