C’est une évidence, le sujet du logement social fait débat au sein de notre agglomération. Celle-ci exerce cette compétence de façon partagée. Plus explicitement, les villes sont associées à l’Agglo qui a la responsabilité de planifier l’habitat et peut aussi apporter des aides financières à la réalisation de ces habitations.
La situation, à l’échelle des 22 communes, avec 23% de logements sociaux, est conforme aux attentes de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU). En revanche, et là est le débat, la répartition entre les villes est loin d’être uniforme. Ainsi certaines n’ont aucun logement social d’autres sont au-delà de 30 %. Il serait simpliste de voir dans ces deux extrêmes une politique volontariste, dans un sens ou dans l’autre, de ces localités.
L’étude montre presque toujours que l’habitat social s’est développé au fil du temps là où étaient présents les emplois industriels. A tous les niveaux de décision, les villes comme la nôtre sont pénalisées financièrement et montrées du doigt. Pourtant, dans ce domaine, l’approche simplifiée est dangereuse. D’une part, il est un faux procès de dire que les communes qui ne répondent pas aux exigences de la loi sont opposées à ce type de logement. Il existe en effet un ensemble de facteurs liés au développement urbain (Les localités originellement rurales et agricoles sont toutes en deçà de la barre des 20% exigés par la loi), à des contraintes géographiques (inondabilité) ou aux montages financiers (les résidences les plus sociales de notre ville ne rentrent pas dans le cadre réglementaire) pour expliquer les chiffres. D’autre part, le principe retenu par la loi de prendre en compte les logements non réalisés dans le passé met en situation d’impossibilité les communes en retard.
Ainsi, à Olivet, c’est 100 logements qu’il faudrait réaliser chaque année jusqu’en 2020. Pour imager, les deux bâtiments tout justes terminés au Larry seraient à construire chaque année pendant treize ans. Ce serait financièrement impossible et un suicide du point de vue de l’urbanisme. Ceux qui prônent le strict respect de la loi SRU vous trompent et sont, de notre point de vue, des inconscients.
Notre volonté est bien de créer des logements sociaux car ils sont nécessaires. Il faut les réaliser dans tous les quartiers, en habitat individuel ou collectif, tout en conservant l’équilibre et l’âme de notre commune. Sachons déjà réaliser les 20 % de la loi SRU sur le flux des habitations qui se construisent annuellement. Il en va de notre intérêt à nous tous qui aimons notre ville, il en va de l’intérêt de tous ces nouveaux habitants que nous serons heureux d’accueillir dans une ville sereine et équilibrée.
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