Nous connaissons tous des personnes qui vivent actuellement, à Olivet, des situations sociales difficiles : précarité liée à un licenciement ou une période de chômage, rupture familiale, demande d’asile, …
Cette réalité nous incite à vouloir une politique sociale toujours mieux adaptée aux
situations rencontrées, aux besoins et aux attentes, en évitant l’écueil de vouloir trouver une réponse unique à des problématiques très diverses.
Proposer une offre de logements qui corresponde à chacune des étapes de la vie:
En matière d’habitat, les besoins évoluent au cours de la vie : le studio tout d’abord, le F2 pour commencer une vie à deux, la maison
pour accueillir les enfants, l’appartement en centre ville quand les déplacements deviennent plus contraignants, la résidence services lorsque la solitude commence à peser, puis peut être un
établissement médicalisé le jour où la présence de personnel médical est, sinon une obligation, au moins une sécurité. C’est donc bien une offre de logements répondant à ce parcours résidentiel
et adaptée aux possibilités financières de ceux qui veulent vivre dans notre commune que nous devons
développer, soit en location, soit à l’acquisition.
Les logements sociaux constituent une des composantes de cette offre. Qu’en est-il aujourd’hui à Olivet ?
La loi SRU (Solidarité et Renouvellement urbain) impose à chaque commune un taux de 20% de logements sociaux.
Ce texte pénalise fortement notre ville originellement rurale, qui ne connaissait pas jusqu’à ces dernières
décennies la nécessité de créer de tels logements. Atteindre l’objectif de 20 % à l’horizon 2020 suppose la réalisation annuelle d’une cinquantaine de logements sociaux, l’équivalent du nombre
total des habitations bâties chaque année à Olivet. Imaginez ainsi l’édification tous les ans pendant 20 ans de deux ou trois immeubles de logements sociaux. Difficilement réalisable, surtout
lorsque l’on sait qu’un tiers du territoire est en zone inondable où construire n’est pas autorisé !
L’application sans discernement de cette loi conduirait à concentrer tous ces nouveaux logements sociaux sur une seule et même partie de la commune : une perspective en totale contradiction
avec la mixité sociale prônée par la loi !
Néanmoins, l’absurdité des objectifs chiffrés contenus dans le texte réglementaire ne signifie pas qu’il faille refuser de construire des logements sociaux. Il faut seulement le faire de manière raisonnée, à un rythme qui permet d’accueillir chacun dans des conditions optimales, de se doter des infrastructures nécessaires (équipements sportifs et culturels, scolaires…) tout en respectant l’environnement et le cadre de vie de ses habitants.
Aussi, nous avons pris des mesures pour augmenter le nombre de logements sociaux : acquisition de
logements pour transfert en logements sociaux, prise en compte de la loi SRU dans l’élaboration du PLU (Plan Local d’Urbanisme)… Des dizaines de logements
sociaux ont ainsi été créés depuis 2001 à
Olivet. Nous voulons poursuivre dans ce sens tout en développant et soutenant en parallèle les initiatives privées : des aides peuvent être accordées aux propriétaires pour réhabiliter ou rénover
un bien immobilier en contrepartie d’un engagement de loyers plafonnés.
Poursuivons le travail engagé, guidés par une seule conviction : une politique en matière d’habitat se construit et se vit dans le long terme. Cela ne peut en aucun cas être une politique au coup par coup et aux effets d’annonces médiatiques.
Concernant les demandeurs d’emploi, s’appuyer sur les structures existantes [maison de
l’emploi, ANPE, ...].
En matière d’emploi, des structures existent et fonctionnent. Optimisons ce qui a été mis en place et complétons le dispositif existant par des opérations spécifiques au sein de notre commune.
Pourquoi, par exemple, ne pas mettre en place des chantiers et ateliers d’insertion ? De tels projets permettent d’apporter à un public en difficulté, un soutien social, une mise en
situation de travail et de formation. Ils constituent également un excellent moyen pour entretenir et valoriser notre cadre de vie : travaux d’entretien des bords du Loiret, sauvegarde du
patrimoine, …
S’agissant des demandeurs d’asile, les accompagner sans tomber dans la démagogie et l’irresponsabilité.
On ne peut pas parler de social à Olivet sans évoquer les demandeurs d'asile logés dans l’ancienne gendarmerie et dans plusieurs hôtels
situés sur la commune : ces familles vivent des situations parfois dramatiques et connaissent des conditions de vie difficiles. Peut-on rester insensibles à ces cas douloureux ? Ce
n’est pas envisageable. Cependant, soyons conscients que nous ne pourrons pas traiter le cas des 500 personnes qui sont accueillies chaque année sur notre commune, suite à l’ouverture non
maîtrisée des frontières voulue par certains il y a quelques années. Ayons une attitude responsable en vue de gérer une situation qui nous est imposée. Dans ce contexte, sachons rendre plus
acceptables les conditions de vie des demandeurs d’asile tout en veillant à ne pas créer de fausses illusions. Les problèmes que traversent ces familles ne vont pas se résoudre d’un coup de
baguette magique. Refusons bien évidemment toute action démagogique qui ne règle aucun problème ou toute initiative contraire aux lois (notamment les actions en direction des personnes en
situation irrégulière). Continuons à travailler en partenariat avec les organismes qui œuvrent auprès des demandeurs d’asile et restons vigilants : le risque est grand de banaliser les
conditions de vie très difficiles de ces personnes qui vivent à coté de nous.
Prendre en compte les évolutions démographiques et sociétales pour mieux répondre aux attentes des personnes âgées.
Dans seulement 10 ans, Olivet comptera probablement environ 6000 personnes de plus de 65 ans. En outre, les modes de vie ont évolué et continueront à évoluer : des familles qui naissaient, vivaient et mouraient dans « leur » village, nous sommes passés à des familles recomposées, dont les enfants – obligations professionnelles obligent - sont éparpillés aux quatre coins de la France, voire du monde. Les relations interfamiliales ont donc complètement changées… et les personnes âgées se sentent parfois bien seules. Par ailleurs, l’allongement de l’espérance de vie, les progrès réalisés sur le plan médical,… génèrent de nouveaux besoins des seniors.
Répondre aux attentes des seniors est donc une préoccupation bien légitime de l’équipe actuelle. Cet aspect – déjà important aujourd’hui – le sera probablement encore plus demain : un beau dossier à poursuivre pour la prochaine équipe municipale !
Conduire une politique sociale adaptée à la diversité des situations constatées à Olivet est une tâche complexe et exigeante, ne nous leurrons pas ! Nous pouvons aujourd’hui mesurer les nombreuses actions déjà menées. D’autres restent encore à accomplir et nous en sommes conscients.
Un local peut être mis à dispostion d'une association pour son usage propre sans problème, par contre si cette association y reçoit du public (non membre de l'association) ceux sont les normes ERP qui s'imposent (règlement de sécurité), les portes doivent avoir plus de 80cm de large, les sanitaires doivent pouvoir recevoir les handicapés (1,40 disponible pour retournement de chariot).
Tout s'explique, faut-il demander. Une collectivité n'a pas le droit de ne pas respecter les règles!